Le diagnostic technique
Toute mise en copropriété d'un immeuble construit depuis plus de 15 ans est précédée d'un Diagnostic Technique portant constat de l'état apparent de la solidité du clos et du couvert et de celui de l'état des conduites et canalisations collectives ainsi que des équipements communs et de sécurité.
Le notaire doit porter le rapport du Diagnostic Technique à la connaissance de l'acquéreur lors de la première vente d'un lot issu de la division. Il en est de même lors de toute nouvelle mutation réalisée dans un délai de trois ans à compter de la date de la réalisation du Diagnostic Technique.
Ce Diagnostic Technique est consultable sur demande, par tout candidat à l'acquisition d'un lot de copropriété.
L'interdiction de diviser
Jusqu'à la loi SRU, seuls les immeubles déclarés insalubres, frappés d'une interdiction d'habiter ou d'un arrêté de péril ne pouvaient être divisés. L'article 111-6-1 du code de la construction et de l'habitation élargit le champ de l'interdiction et l'applique à :
- toute division par appartements d'immeubles frappés d'une interdiction d'habiter, ou d'un arrêté de péril, ou déclarés insalubres, ou comportant pour le quart au moins de leur superficie totale des logements loués ou occupés et classés dans la catégorie IV visée par la loi du 1er septembre 1948 ;
- toute division d'immeuble en vue de créer des locaux à usage d'habitation d'une superficie et d'un volume habitable inférieurs respectivement à 14 m² et 33 m² ou qui ne sont pas pourvus d'une installation d'alimentation en eau potable, d'une installation d'évacuation des eaux usées ou d'un accès à la fourniture de courant électrique ou qui n'ont pas fait l'objet de diagnostics amiante en application de l'article L 1311 du code de la santé publique et plomb lorsque l'immeuble est soumis aux dispositions de l'article L 1334-5 du même code ;
- toute division par appartements d'immeubles de grande hauteur à usage d'habitation ou à usage professionnel ou commercial et d'habitation dont le contrôle exercé par la commission de sécurité a donné lieu à un avis défavorable de l'autorité compétente ou à des prescriptions qui n'ont pas été exécutées.
